Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette information dans tout autre format de rechange à la page « Contactez-nous ».
23 et 24 août 2010
Salle de la Confédération, 2e étage
Constitution Square, 350, rue Albert
Ottawa (Ontario)
Les points du plan d'action de la réunion de 2009 du CCB-PSD ont été examinés comme suit :
Christine Leduc présente son rapport annuel sur le PSD aux participants. Son dossier de présentation sera disponible en version électronique pour les membres du CCB-PSD.
Voici certains sujets de discussion découlant de la présentation du rapport annuel :
Frank Winter et Caron Rollins présentent leur rapport conjoint au nom de l'Association canadienne des bibliothèques (ACB). Un exemplaire électronique du rapport est soumis à Isabelle Campeau (ESD). Les membres discutent de la numérisation et de la conservation en collaboration entre les établissements et d'un wiki qui serait mis sur pied pour faciliter les discussions à ce sujet.
Cynthia Hubbertz souligne que la Chambre des Communes a garanti qu'elle conserverait sur le site Web du Parlement du Canada toutes les publications qui s'y trouvent actuellement, qu'une politique est en cours d'élaboration pour l'archivage numérique et qu'elle dépend de la Bibliothèque du Parlement pour la conservation des copies papier. Caron demande quelles publications de la Chambre des communes ne seraient plus distribuées par l'intermédiaire du PSD. Cette question reste sans réponse.
Gay Lepkey veut une explication sur un commentaire provenant d'une petite bibliothèque publique (page 6 du rapport de Caron et Frank). Caron explique que la bibliothèque souhaitait obtenir de l'orientation sur la façon de sélectionner les publications de la Liste hebdomadaire. Gay répond que, selon son expérience, les contextes des bibliothèques publiques individuelles diffèrent tellement qu'il serait impossible d'établir une norme de service à imposer. Il ajoute que la collectivité des bibliothèques serait davantage en mesure de traiter de la question d'une collection de base de publications du gouvernement fédéral que le PSD, car le personnel du Programme n'a ni l'expérience, ni l'expertise de travail avec des publications du gouvernement à titre de référence et pour la recherche. Si un groupe professionnel comme l'Access to Government Information Interest Group (AGIIG) de l'ACB rédigeait de la documentation de formation pouvant aider les bibliothécaires à choisir les publications du gouvernement pour leurs collections, le PSD serait heureux de l'héberger sur le site Web des publications. Les membres décident qu'il faudrait explorer d'autres idées pour mettre en place des possibilités de formation pour les bibliothécaires travaillant avec les publications du gouvernement.
Carolyn Shandler présente un rapport sur la Bibliothèque publique de Surrey. Elle décrit les plans d'une nouvelle bibliothèque qui sera construite au centre ville. Au nom de ses collègues de la Bibliothèque publique de Surrey, elle souligne que les copies papier sont encore souhaitables. Elle mentionne en particulier la publication Services pour les personnes handicapées. Christine Leduc promet d'assurer un suivi de cette demande auprès de Service Canada.
Cynthia Hubbertz donne les nouvelles ci-dessous au sujet de la Bibliothèque du Parlement :
Cynthia convient d'aviser à l'avance les membres du lancement du site Web par l'entremise d'INFODEP.
David Jones, en tant que cartothécaire à l'Université de l'Alberta, présente un rapport sur les questions pertinentes aux cartothécaires. Il souligne le besoin d'achever l'annexe de l'entente avec les bibliothèques de dépôt qui traiterait de questions particulièrement liées aux cartothèques de dépôt.
L'augmentation récente de la production de cartes par RNCan et le nombre accru de demandes auprès du PSD liées à cette hausse ont été déterminés comme des préoccupations, tout comme l'intention de RNCan de réviser ses programmes de production cartographique. Un bon nombre de cartothécaires avaient discuté de ces questions lors d'une conférence téléphonique avec Christine Leduc. David mentionne que même si la Liste hebdomadaire comprend des notices de cartes, les cartothèques n'en ont pas reçu depuis un bon moment.
Gay Lepkey est d'accord pour dire qu'il y a eu une vague de production de cartes par RNCan pendant l'été et que cette augmentation, jumelée au fait que les versions PDF reçoivent maintenant également des ISBN, accroît de façon importante les activités de traitement du PSD.
Antonio Lechasseur, en tant que directeur de la Division de la description des ressources, donne des nouvelles de la Direction du patrimoine de l'édition de BAC. Il signale quelques changements importants au sein de BAC depuis la nomination de Daniel Caron au poste de bibliothécaire et archiviste du Canada, comme le programme rigide de « modernisation » et la création de trois nouveaux secteurs institutionnels : acquisition, exploration des ressources et gestion des collections.
Des discussions entre BAC et le PSD sont prévues pour l'automne. Les plans d'acquisition d'un SIGB pour BAC ont été reportés et l'objectif actuel est donc d'investir dans le maintien et l'amélioration d'AMICUS.
Le futur du Répertoire de vedettes-matière (RVM) doit être examiné en collaboration avec certaines bibliothèques du Québec. Finalement, Antonio indique que la préparation de la nouvelle installation d'entreposage des collections en est à la deuxième année du projet triennal.
Michael Van Dyk aborde des questions particulières à la liaison des documents d'AMICUS avec ceux du PSD tels qu'ils apparaissent dans le nouveau catalogue des publications. Graeme Campbell discute brièvement des problèmes avec Michael et ils décident de faire de cette question une mesure urgente.
Margo Jeske fait le point sur la Bibliothèque de droit Brian-Dickson de l'Université d'Ottawa, et sur l'Association canadienne des bibliothèques de droit (ACBD). Elle mentionne le déplacement récent d'une annexe agrandie de la bibliothèque de l'Université d'Ottawa, une installation d'entreposage hors campus qui offre un délai de réponse de 24 heures aux demandes.
Margo souligne également le lancement d'une couche de recherche utilisant Endeca. Cette couche inclut une programmation qui établit une correspondance entre les vedettes-matière, permettant un accès bibliographique dans les deux langues officielles. Margo mentionne une série de webinaires à venir qui seront organisés par l'ACBD et ajoute qu'elle affichera sur INFODEP l'information sur des webinaires particuliers susceptibles d'intéresser la collectivité des bibliothèques de dépôt.
Elle signale en outre que les membres de l'ACBD sont soulagés que la décision d'arrêter la production du Tableau des lois d'intérêt public en version papier ait été infirmée et que la Partie III de la Gazette du Canada continuerait également d'être produite en version papier.
[Nota : À 15 h 30, Lyne Tassé, directrice de la Gazette du Canada, vient faire une présentation dans le cadre de la réunion. Elle indique qu'une décision de mettre fin à la publication de la copie papier de la Partie III de la Gazette du Canada était en fait en voie d'être prise et qu'un avis annonçant cette décision paraîtrait dans le prochain numéro prévu pour la mi-septembre. Louise Carpentier demande que la collectivité des bibliothèques soit mise au courant de la publication de l'avis par l'entremise d'INFODEP.]
Sylvie Nadeau décrit un projet pilote mené par les bibliothèques du SBPNB et distribue des documents présentant les résultats de ce projet. Ce dernier a permis d'estimer les coûts engagés par les bibliothèques de dépôt du SBPNB pour offrir un accès aux publications du gouvernement canadien.
Christine Leduc félicite Sylvie pour son initiative d'entreprendre ce projet et demande si d'autres membres du CCB-PSD voudraient enquêter sur la possibilité de mener des études semblables dans leurs établissements ou organisations respectifs et s'ils seraient prêts à en partager les résultats à la réunion de l'année suivante.
Tous les membres conviennent de le faire. Carla Graebner soutient que la liste d'information du CCB-PSD, une liste de diffusion qu'elle a mise sur pied, constituerait un bon moyen d'échanger de l'information et des idées sur ce projet.
Doris Ricard parle du catalogage des ressources électroniques partagé en un réseau de huit bibliothèques du système de l'Université du Québec et dont elle est responsable.
Elle soulève également deux questions en lien avec le PSD :
Louise Carpentier prend la parole au nom de l'ASTED et en tant que membre du corps enseignant de l'Université Concordia. Elle annonce la conférence à venir pour la collectivité de bibliothèques, qui aura lieu à Montréal le 1er novembre et qui s'intitule « Imaginer de nouveaux partenariats ».
Louise fait l'éloge de PSD pour son kiosque lors de la conférence de l'année dernière à Montréal, soulignant que c'était l'un des plus beaux. Elle présente le portail pour l'information du gouvernement sur le site Web des bibliothèques de l'Université Concordia de même que les index et bases de données qui s'y trouvent. Louise soulève le problème continu de trouver de l'espace physique pour les vieilles publications et demande de l'orientation sur l'élagage des copies papier.
Elle mentionne particulièrement le Règlement de l'aviation canadien en feuillets mobiles en indiquant que personne ne sait si la version qu'elle détient est complète. Gay Lepkey répond que si le volume de base est défectueux ou incomplet et qu'il existe une version électronique, les lignes directrices de conservation pourraient être invoquées. Caron Rollins demande de quelle façon une bibliothèque devrait informer ESD qu'elle désire arrêter de recevoir des publications en feuillets mobiles. Gay répond que si une publication en feuillets mobiles particulière est disponible en ligne, la bibliothèque peut simplement annuler son abonnement à la version papier.
Katharine Barrette affirme que la bibliothèque de l'Université Mount Royal a annulé son abonnement à la version papier du Règlement de l'aviation canadien puisque les élèves-pilotes veulent uniquement utiliser la publication en ligne.
Une discussion a lieu sur la façon dont les bibliothèques peuvent savoir à quelles publications, en feuillets mobiles et en série, elles sont abonnées. Gay indique qu'ESD peut fournir une liste des publications en feuillets mobiles actuelles pour lesquelles il existe une version électronique viable ainsi qu'une liste des publications actives traitées par ESD.
Karen Adams prend la parole en tant que représentante de l'ABRC et directrice des bibliothèques de l'Université du Manitoba. Elle parle d'une discussion entre les bibliothèques de quatre provinces de l'Ouest visant à consolider la stratégie de l'ABRC sur les derniers exemplaires imprimés. Karen mentionne également le besoin d'être à la hauteur des attentes des étudiants en matière d'information, comme des recherches de mots clés en plein texte et le téléchargement sur des appareils portatifs. Elle souligne que le passage au format électronique, dans ce contexte, n'est pas suffisant.
Brent Roe, en tant que directeur général de l'ABRC, félicite le gouvernement pour ses révisions de la politique en matière de droits d'auteur quant à l'utilisation non commerciale. Il soulève deux questions qui s'appliquent à la collectivité des bibliothèques universitaires :
Carla Graebner ajoute quelques commentaires au nom de l'ABRC. Pour ce qui a trait aux publications gouvernementales manquantes (« fugitives »), elle suggère la division de la responsabilité de toutes les organisations fédérales entre les partenaires du PSD, ce qui permettrait à ces derniers de participer à la conservation des publications.
Carla rapporte l'intérêt des membres pour la création d'un système LOCKSS pour les publications du gouvernement canadien similaire à celui qui a été mis sur pied aux États-Unis. [Voir http://www.gpo.gov/help/authentication_of_information.htm (anglais seulement)]. Un autre commentaire des bibliothécaires du gouvernement est une demande d'accès aux archives pour une version interrogeable d'INFODEP. En ce moment, l'accès est limité à trois mois et aucune fonction de recherche n'est disponible. Carla distribue une copie papier de la page d'accueil de la bibliothèque de l'Université Simon Fraser comportant une image de documents du PSD et un message indiquant la participation de la bibliothèque au Programme. La bibliothèque de l'Université utilise une partie de ses sites Web pour présenter différents services, différentes ressources ou des articles importants.
Gay Lepkey présente quatre exigences de la NSI 2.0 qui pourraient mener à la suppression de publications des sites Web du gouvernement :
Gay ajoute qu'une fois les publications supprimées pour des raisons de conformité à la NSI 2.0, elles ne sont pas archivées de façon cohérente et ont été difficiles à retrouver. Un participant de la réunion suggère que le problème de disparition des publications peut être perçu comme un échec de responsabilité du gouvernement.
Katharine Barrette parle de la situation de son point de vue privilégié de bibliothécaire de l'Université Mount Royal. Elle affirme que le principal défi est de mettre les étudiants au courant des sources d'information que sont les publications du gouvernement. La bibliothèque a arrêté de commander les publications papier, lorsque c'est possible, en raison de contraintes d'espace et de temps. Katharine est d'accord avec les commentaires émis plus tôt à propos des publications en feuillets mobiles et suggère que des confirmations des abonnements soient régulièrement envoyées aux bibliothèques.
Elle souligne en outre qu'elle a créé un guide important pour trouver de l'information gouvernementale et qu'il a été publié sur le site Web de sa bibliothèque. Christine Leduc répond que ce serait formidable si les partenaires du PSD échangeaient leurs connaissances collectives en fournissant des ressources ou des liens supplémentaires qui y mènent, et qui peuvent être ajoutées au site Web des publications.
Bernie Gloyn présente les dernières nouvelles sur les publications de Statistique Canada et la relation de ce dernier avec le PSD et ses activités liées aux bibliothèques.
La forte opposition exprimée par la collectivité des bibliothèques sur INFODEP à la suite de l'annonce de l'arrêt de la publication de Recueil statistique des études de marché, peu importe le format, est soulignée. Bernie indique que la principale raison ayant mené à cette décision était la difficulté d'offrir la publication en format XHTML. Une discussion a lieu à propos des intervenants qui ont été consultés avant que la décision ne soit prise, car les messages sur INFODEP ont démontré que les utilisateurs finaux dépendaient grandement de cette publication. Bernie mentionne que Statistique Canda prévoit arrêter la publication de la version papier d'autres publications, comme l'Indice des prix à la consommation, mais que les bibliothécaires seraient consultés avant qu'une décision ne soit prise.
Pour répondre aux questions précédentes au sujet de la conservation des publications du gouvernement, Bernie décrit la politique de la bibliothèque de Statistique Canada : toutes les publications en version papier et toutes les copies papier de toutes les publications en format PDF sont conservées indéfiniment, mais les publications dans les autres formats électroniques ne sont pas conservées.
Une discussion à lieu sur les projets de numérisation de Statistique Canada. Bernie rapporte que l'objectif est de numériser toutes les publications qui se trouvent dans la bibliothèque et que le projet devrait prendre plusieurs années. Cette année, le projet se concentre sur les publications du recensement. Antonio Lechasseur demande si les versions numérisées des publications historiques seraient gérées comme de nouvelles publications par le PSD et inscrites dans les listes hebdomadaires. Gay répond qu'en principe, elles le seraient.
Margo Jeske demande si les bibliothèques de dépôt pourraient disposer des versions papier des publications si les ministères fédéraux les numérisent. Gay répond qu'il s'agit d'une interprétation légitime de nos directives de conservation, mais que le PSD n'a pas encore entièrement élaboré de politique qui permet de déterminer si les bibliothèques de dépôt continuent de devoir cataloguer et offrir les versions numérisées. Louise Carpentier demande si Statistique Canada a assuré un suivi de l'utilisation de la collection historique de l'Annuaire du Canada, car le serveur pourrait être surexploité si les usagers de bibliothèques essaient d'accéder aux publications numérisées en même temps plutôt que de consulter la version papier. Frank Winter répond que, selon son expérience, les étudiants et les professeurs préféreraient attendre qu'une ressource électronique soit disponible plutôt que d'aller chercher sur les étagères l'équivalent en version papier pour le consulter.
Bernie parle de l'Initiative de libre accès aux données et de l'Initiative de démocratisation des données. Il mentionne également la récente controverse sur l'abolition du questionnaire complet obligatoire du recensement pour 2011.
Carla Graebner veut savoir pour quelle raison le protocole d'entente actuel entre le PSD et Statistique Canada a été signé pour une seule année. Marc St-Pierre répond qu'avec la tendance à la baisse de la production de publications chez Statistique Canada, le PSD ne voulait pas s'engager à payer le même montant pour possiblement moins de publications, surtout au moment où un examen stratégique du PSD allait être mené.
Cette présentation est annulée, car la personne qui devait la donner est malade.
La réunion du CCB-PSD est levée pour la journée, peu avant 17 h. Un bon nombre de participants se réunissent dans un restaurant voisin à 17 h 30.
Christine Leduc souhaite la bienvenue aux participants en cette deuxième journée de réunion du CCB-PSD à 8 h 30.
Doug Rimmer, sous-ministre adjoint de BAC, donne une courte présentation sur la « modernisation de BAC et les possibilités numériques ». Des copies papier de sa présentation PowerPoint sont distribuées à tous les participants.
Doug Rimmer indique que la principale raison ayant mené au programme de modernisation est l'impression qu'un passage important des médias « analogues » aux médias « numériques » a lieu et que Daniel Caron, le bibliothécaire et archiviste du Canada, croit que le monde numérique est fondamentalement différent de l'analogique. BAC explorera différentes façons de faire passer son centre d'attention des collections papier aux collections numériques, comme des changements à la politique d'approvisionnement et du travail en partenariat avec d'autres établissements canadiens comme les bibliothèques et le PSD, afin de répartir la responsabilité du développement et de la description des collections.
Une longue discussion suit la présentation de Doug. Karen Adams demande des renseignements sur la différence entre les collections du PSD et de BAC. Gay Lepkey et Christine Leduc répondent que le PSD adopte un modèle distributif selon lequel les fonds de documents du PSD ne se trouvent pas dans un bureau central, mais selon lequel les bibliothèques de dépôt agissent comme dépôts régionaux de distribution. Christine ajoute que même si la conservation ne fait pas partie du mandat du PSD, la plus grande force du Programme est sa qualité de point d'accès unique aux publications du gouvernement du Canada. En réponse à la question à savoir si BAC devrait considérer un type de modèle de conservation réparti à long terme, Doug affirme que c'est inévitable et que les dirigeants de BAC considèrent l'établissement comme un des nombreux dépôts numériques de confiance.
Louise Carpentier demande des explications sur le critère d'« importance » mentionné dans la section sur le développement des collections. Doug explique que BAC achète actuellement environ 3 % des documents du gouvernement, car cette quantité est considérée comme adéquate pour documenter l'expérience canadienne. Pour les publications gouvernementales, l'accent a toujours été mis sur la représentativité. Doug ajoute que ce paradigme a fait son chemin et que la question d'importance devrait être examinée de plus près. Il pose la question suivante : « Est ce que chaque brochure que le gouvernement publie a une importance durable? »
Louise Carpentier et Caron Rollins expriment toutes deux des préoccupations quant à la possibilité qu'un plus petit nombre de publications soient considérées comme assez importantes pour être recueillies et pour recevoir un traitement bibliographique. Caron soulève le point que les documents éphémères, comme les brochures, peuvent se révéler tout aussi importants, car ils démontrent la façon dont le gouvernement communique avec les Canadiens. Elle indique que ce type de publication et leurs notices MARC sont également utiles pour indiquer que des documents plus importants pourraient être disponibles.
Doug Rimmer répond que les décisions d'approvisionnement deviendront beaucoup plus transparentes qu'avant et qu'un type de mécanisme officiel sera peut-être mis en place pour recueillir les commentaires des Canadiens, entre autres.
Pour répondre à la question de savoir de quelle façon BAC recueillera de l'information sur ce que les autres établissements détiennent et offrent, Doug affirme que cette question sera inscrite à l'ordre du jour des discussions que Daniel Caron tiendra avec les intervenants vers la fin d'octobre.
En réponse à la question sur la façon de numériser en masse des publications patrimoniales du gouvernement, Doug mentionne que Canadiana se concentre sur les possibilités de coordonner des ressources du réseau des dépôts.
Frank Winter croit qu'il y a une disparité entre BAC, ses ressources, son mandat et les attentes des Canadiens. Il soutient que les Canadiens s'attendent à ce que BAC possède une collection exhaustive des publications du gouvernement fédéral qui peut être découverte et accessible, et il demande s'il est nécessaire que ces attentes soient réévaluées. Frank souligne que la même tendance s'observe dans les provinces, sauf au Québec où Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a prouvé qu'il peut tout faire. Louise Carpentier, Carla Graebner, Carolyn Shandler, David Jones et Margo Jeske partagent l'opinion de Frank selon laquelle la collection des publications fédérales de BAC devrait être exhaustive.
Les participants discutent davantage de la numérisation de masse et de l'acquisition de publications en format électronique. Christine Leduc propose que le CCB-PSD soit le groupe de rétroaction à ce sujet et qu'INFODEP serve de moyen de communication.
Paul Sawa, bibliothécaire en chef de l'École de la fonction publique du Canada, donne une présentation sur le RSBFC. Le Réseau est composé de professionnels de l'information provenant d'une douzaine d'organisations du gouvernement fédéral et vise à promouvoir le partenariat et le partage.
Les réunions du RSBFC ont permis de remarquer que les cadres supérieurs ont une opinion négative des bibliothécaires, tandis que ces derniers se sont trop fiés à leur réputation professionnelle. La gestion de l'information (GI) est considérée comme plus importante que le SIGB. Les bibliothécaires ont déjà considéré que la gestion de l'information est en fait de la gestion de documents et qu'en conséquence, elle ne relevait pas des bibliothèques. Mais les bibliothécaires ont changé d'avis et commencé à prendre part à la GI.
Le RSBFC tente de déterminer les efforts collaboratifs et les ententes entre les bibliothèques fédérales. Ces dernières sont étroitement examinées par le groupe de travail du sous-ministre adjoint dans le but de déterminer ce qu'elles font et de quelle manière.
Une discussion a lieu.
Ann Martin, directrice de la Division de la diffusion des données de RNCan, présente de l'information sur les tendances et les activités de cartographie du Ministère. Elle décrit l'augmentation récente du financement pour la cartographie du Nord puisque l'objectif stratégique du gouvernement est le Nord pour de nombreuses raisons.
RNCan prévoit compléter la cartographie pour le Système national de référence cartographique (SNRC) avec un total de 22 000 feuilles de carte. Par la suite, le rôle de RNCan en matière de cartographie risque de diminuer ou de prendre fin. Des données numériques pour toutes les cartes produites par RNCan sont disponibles gratuitement avec une politique d'utilisation non limitée par l'entremise de GéoGratis (http://geogratis.cgdi.gc.ca/) et des données vectorielles sont également disponibles et mises à jour deux fois par année.
Le nombre de téléchargements a considérablement augmenté et beaucoup de réutilisation et de réorientation des données sont faites.
RNCan a conservé un réseau de producteurs de cartes dans chaque province et le rôle du Ministère comme producteur de cartes topographiques en version papier ne devrait pas se poursuivre indéfiniment.
Christine Leduc souligne la différence entre ce que le PSD peut payer à RNCan et le coût réel que représente pour le Ministère la production des cartes pour le PSD l'année dernière. Elle indique que toutes les cartothèques de dépôt ayant des comptes PSD actifs sont des cartothèques de dépôt universelles, car une douzaine de comptes de cartothèques de dépôt sélectives ont été désactivés par inadvertance il y a plusieurs années. Christine ajoute que PSD a proposé de rétablir les cartothèques sélectives et de travailler avec les cartothèques universelles pour déterminer si elles veulent continuer de recevoir toutes les cartes disponibles ou si certaines d'entre elles préféreraient changer leur état pour devenir une cartothèque sélective.
David Jones convient qu'il vaut la peine de tenir une discussion sur l'état des cartothèques de dépôt universelles ou sélectives. Il mentionne que le fait que les cartes les plus produites, celles du Nord, ne sont pas nécessairement celles que demandent le plus les usagers de bibliothèques et que les cartes du Sud du Canada ne sont pas toujours mises à jour régulièrement constitue un problème. Il apporte une nuance à cette observation en soulignant que les cartes du Nord sont très importantes pour les spécialistes des recherches dans le Nord et que la recherche dans cette région est l'un des principaux secteurs de recherche dans bon nombre de nos établissements.
David soutient en outre que les cartes numériques n'ont pas la même fonction que les cartes papier, qui servent d'archives et qui sont plus faciles à consulter, sur le plan de l'espace. Il demande s'il est possible de trouver un arrangement puisque le PSD a payé le même montant à RNCan pendant des années où moins de cartes ont été produites que ce qu'il paye en ce moment.
Ann Martin affirme qu'elle ne met pas en doute le besoin de production continue de cartes, mais que les réalités financières, le fait que RNCan n'ait pas de mandat quant à l'utilisation récréative et commerciale et l'avantage environnemental d'un modèle de production sur demande détermine le rôle futur de production de cartes de RNCan pour le PSD.
Christine mentionne qu'il est évident qu'il faut assurer un suivi sur certaines des questions exprimées et qu'un groupe de travail devrait être créé à cette fin.
Le mandat du CCB-PSD a été examiné par les membres du comité et ceux-ci ont émis des commentaires sur le document. Voici les changements dont les membres ont convenu :
Christine Leduc demande de la rétroaction de la part des membres du Comité. Carla Graebner croit que la réunion s'est bien déroulée et se dit surprise de la longue durée de la table ronde. Elle suggère de rendre cette partie de la réunion plus souple à l'avenir pour encourager plus de discussion. Carla mentionne de plus qu'elle a aimé les « questions en devoir » de l'année dernière. Elle demande s'il serait souhaitable de préparer un rapport écrit de la part d'ABRC dans le futur et Christine lui répond que oui. Louise Carpentier mentionne qu'elle a trouvé la réunion gratifiante et qu'elle est heureuse que l'ordre du jour ait été suivi.
Christine et Marc St-Pierre terminent avec quelques mots. Christine annonce qu'il s'agit de sa dernière année en tant que présidente du Comité, car elle prendra sa retraite au printemps 2011. Tous les membres la remercient pour ses services et affirment qu'elle leur manquera.
La séance est levée à environ 15 h.