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ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE
ET BESOINS FUTURS EN ÉNERGIE
Rédaction :
Lynne Myers, Geneviève Smith, Tim Williams, Division des sciences et de la technologie
Le 19 novembre 2001
TABLE DES MATIÈRES
QUELS SONT LES BESOINS EN ÉNERGIE NON BASÉE SUR LE CARBONE?
ÉNERGIE PRODUITE PAR DES COMBUSTIBLES FOSSILES
ÉNERGIE HYDROÉLECTRIQUE ET ÉNERGIE MARÉMOTRICE
ADRESSES INTERNET INTÉRESSANTES
ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE
ET BESOINS FUTURS EN ÉNERGIE
Linquiétude suscitée à léchelle internationale par le réchauffement planétaire et lémission de gaz à effet de serre (GES) a conduit à la ratification de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui vise à « stabiliser [ ] les concentrations de gaz à effet de serre dans latmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique »(1). Le protocole à cette convention le Protocole de Kyoto(2), adopté en 1997 prévoit que les émissions de GES à léchelle du globe devront être réduites de 5,2 p. 100 par rapport au niveau de 1990 et que ce chiffre devra être atteint entre 2008 et 2012. Compte tenu des besoins futurs en énergie, il faudra, pour inverser la tendance à la hausse des concentrations de dioxyde de carbone (CO2), opérer des réductions supérieures à celles prévues par le Protocole de Kyoto et dissocier lutilisation de lénergie et les émissions de carbone. La création de sources dénergie ne dégageant pas de carbone sera donc un élément clé des plans de réduction des émissions de GES, quels quils soient. Il est question dans ces pages du besoin croissant de sources dénergie non basée sur le carbone ainsi que de certaines des solutions possibles, dont les avantages et les inconvénients sont présentés.
QUELS SONT LES BESOINS EN ÉNERGIE NON BASÉE SUR LE CARBONE?
Daprès les projections actuelles de lexpansion économique et démographique, les besoins en énergie devraient augmenter considérablement au cours des prochaines décennies. Si la proportion de lénergie que nous utilisons qui est dérivée de combustibles fossiles demeure constante à environ 75 p. 100, il faudra produire environ 10 terawatts (TW), soit dix milliards de kilowatts (kW), à partir de sources dénergie ne dégageant pas de carbone dici à 2050 pour combler les besoins en énergie équivalant aux 25 p. 100 restants(3). À titre dexemple, pour produire 10 TW dénergie électrique, soit la quantité dénergie utilisée à léchelle de la planète en 1990, il faudrait exploiter léquivalent de 10 000 centrales nucléaires. Dans de telles conditions, en 2070, les concentrations atmosphériques de CO2 atteindraient le double des niveaux antérieurs à lère industrielle et continueraient daugmenter par la suite. Si lon veut stabiliser ces concentrations à ce niveau ou les réduire, ce sont des dizaines de terawatts et non seulement dix dénergie ne dégageant pas de carbone qui seront nécessaires.
Il faut créer des sources dénergie non basée sur le carbone pour atteindre les objectifs de réduction fixés dans le Protocole de Kyoto et répondre à notre propre demande croissante dénergie. Parmi les sources possibles dénergie de ce type, on retrouve lhydroélectricité, lénergie des marées (marémotrice) et celle du vent (éolienne), les énergies solaire et nucléaire, ainsi que lénergie de la biomasse et lénergie géothermique (il sera brièvement question ci-après de chacune de ces filières énergétiques). On peut également réduire les émissions de CO2 en utilisant plus efficacement lénergie fournie par les combustibles fossiles ou bien en séquestrant le CO2 pour empêcher quil saccumule dans latmosphère. Selon le Pembina Institute for Appropriate Development(4), le Canada accuse un retard par rapport à bon nombre de pays industrialisés aux chapitres de la quantité dénergie renouvelable utilisée et des dépenses consacrées à la recherche-développement sur les diverses formes dénergie renouvelable.
ÉNERGIE PRODUITE PAR DES COMBUSTIBLES FOSSILES
On peut contribuer à réduire les débits démission de CO2 en réduisant la quantité de carbone libérée par unité dénergie dérivée du brûlage de combustibles fossiles. Une façon dy arriver consiste à passer du charbon et du pétrole au gaz naturel(5), qui est le combustible fossile dont la combustion produit le moins de résidus et dont lintensité carbonique est la moins forte(6). On a observé un important virage dans cette direction ces dix dernières années, mais la hausse des prix du gaz naturel a ralenti la tendance. Le prix moyen de lélectricité produite par les centrales alimentées aux combustibles fossiles sétablit à environ 3 cents américains le kilowattheure (kWh), si lon fait abstraction des coûts liés à la santé et à lenvironnement. Toutefois, lorsque ces coûts sont inclus (internalisés), le prix réel du charbon est plus proche de 7 cents américains le kWh selon les estimations(7). (Un kWh peut faire fonctionner une ampoule de 100 W pendant dix heures.) Par ailleurs, ces dernières années sont apparues de nouvelles technologies non polluantes dutilisation du charbon, notamment la gazéification intégrée à cycle combiné (GICC), dont la grande efficacité entraîne une consommation moindre de charbon par unité de rendement énergétique, ce qui réduit de beaucoup les émissions de CO2. De plus, le gaz de synthèse produit par la GICC peut être converti en carburants de transport qui se distinguent par des taux démission très inférieurs à ceux des carburants traditionnels(8). Ces systèmes sont relativement coûteux, mais leur prix devrait baisser au cours des prochaines années.
Le captage et le stockage du carbone(9) dans des gisements de pétrole et de gaz épuisés à de grandes profondeurs océaniques ou sous terre sont examinés comme solution possible pour prévenir laccumulation de CO2 dans latmosphère. Bien quil sagisse dune option réalisable sur le plan technique, on possède peu dinformation sur la stabilité à long terme de tels gisements, et on estime que cette solution augmenterait probablement le coût de la production délectricité denviron 30 p. 100.
En dernière analyse, cependant, il faut réduire notre dépendance envers les combustibles fossiles. Si lensemble des réserves mondiales de ces combustibles étaient brûlées, les concentrations atmosphériques de CO2 atteindraient de 4 à 8 fois les niveaux davant lère industrielle et, selon des prévisions, la hausse de température serait de 3 à 15 ºC(10).
ÉNERGIE HYDROÉLECTRIQUE ET ÉNERGIE MARÉMOTRICE
À lheure actuelle, la forme dénergie renouvelable la plus utilisée pour la production délectricité est lénergie hydraulique. Celle-ci représente presque 19 p. 100 de la production électrique mondiale et, au Canada, elle contribue à produire environ 67 000 mégawatts (MW) délectricité (1 MW équivalant à 1 000 kW)(11). La production de lénergie hydroélectrique coûte généralement plus cher par kWh que celle de lénergie dorigine fossile, mais elle ne produit pas de gaz de combustion ni de déchets solides. En outre, les frais dexploitation des centrales hydroélectriques sont habituellement peu élevés, pour deux raisons : on évite lachat de combustibles et les besoins en matière de maintenance sont minimes. Lénergie hydroélectrique nest cependant pas dénuée deffets sur lenvironnement. Pour aménager des barrages et des réservoirs, il faut modifier grandement les niveaux deau, perturber lécoulement de leau et généralement inonder de vastes zones, ce qui peut avoir des répercussions très négatives sur la flore et la faune des environs, ainsi que sur la population humaine locale. Qui plus est, la capacité mondiale de production dénergie hydroélectrique est limitée. Si tout le potentiel de production économiquement réalisable était exploité, la production actuelle, qui est denviron 700 000 MW, pourrait tripler(12), ce qui équivaudrait à seulement 2,15 TW. Leffort serait utile, mais il faudrait tout de même puiser à dautres sources non basées sur le carbone pour répondre aux besoins futurs en énergie.
Lénergie marémotrice exploite également leau, plus précisément le cycle journalier des marées lié à lattraction exercée par la Lune. Toutefois, elle ne peut être produite quen un nombre limité de secteurs côtiers où la topographie permet de rentabiliser la construction et lexploitation dune centrale. Il y a une seule centrale marémotrice en service en Amérique du Nord, soit celle dAnnapolis Royal(13), en Nouvelle-Écosse, qui exploite les marées de la baie de Fundy, les plus hautes au monde, et dont la puissance installée maximale sélève à 20 MW. Néanmoins, les marées sont essentiellement périodiques et on na pas encore mis au point les techniques permettant le réajustement de la production dénergie.
Des sources dénergie renouvelable, le vent est celle qui rivalise le plus avec les combustibles fossiles pour ce qui est des prix. Au Canada, le coût de la production délectricité éolienne est passé de 30 à 5,8 cents (en devises canadiennes) le kWh au cours des dix dernières années(14). Selon des estimations, le coût équivalent aux États-Unis serait de 3 à 4 cents (en devises américaines) le kWh(15). Au printemps 2001, la puissance installée éolienne mondiale a atteint 10 000 MW alors quà la fin de 2010, la production annuelle du Canada seul équivaudra à cette quantité(16). Selon une étude menée aux États-Unis en 1997, 34 États disposent de ressources éoliennes de grande qualité et lénergie éolienne pourrait permettre de réduire considérablement les émissions de GES dans ce pays(17). Au Canada, il existe dabondantes ressources en énergie éolienne; les régions qui présentent les meilleures conditions pour lexploitation déoliennes sont la Gaspésie, au Québec, les provinces maritimes, le sud de lAlberta et de la Saskatchewan, ainsi que le Grand Nord. Toutefois, comme la vitesse du vent est fortement dépendante de la topographie, on relève des conditions propices à lexploitation de lénergie éolienne dans de nombreuses régions du pays(18). Il est possible de compenser en grande partie linconvénient quentraîne lintermittence de la production de lénergie éolienne et de beaucoup dautres sources dénergie renouvelable en diversifiant léventail des sources utilisées.
À environ 12 cents (en devises américaines) le kWh, lélectricité solaire photovoltaïque provenant des grandes centrales les plus économiques demeure plus coûteuse que lélectricité dorigine fossile(19). Toutefois, son coût a déjà chuté considérablement et la tendance devrait se poursuivre durant les vingt prochaines années et cette forme dénergie devrait devenir concurrentielle. En réalité, lénergie solaire est déjà concurrentielle dans certains marchés à créneaux, cest-à-dire surtout dans les régions éloignées des centres de population et les collectivités en développement qui ne sont pas reliées aux réseaux de distribution délectricité. On estime quun parc de panneaux photovoltaïques exploitant la technologie courante installés dans une zone de 26 000 km2 pourrait produire suffisamment pour répondre aux besoins en énergie des États-Unis. Cette zone équivaut au quart de la superficie couverte par les routes américaines. Bien sûr, la superficie requise serait fortement réduite si lon utilisait lénergie solaire de concert avec dautres technologies énergétiques(20).
Au cours de la dernière décennie, la technologie photovoltaïque a répondu aux besoins dun nombre croissant de marchés extérieurs au réseau dalimentation en électricité au Canada(21). Elle ne peut cependant encore concurrencer les fournisseurs dénergie qui desservent les clients reliés au réseau. En 1999, la puissance photovoltaïque installée du Canada a atteint 5,8 MW(22). La production de panneaux photovoltaïques nécessiterait un investissement en énergie, qui serait cependant amorti sur une période de trois à quatre ans, sans compter que les réductions démissions de CO2 dépasseraient de beaucoup les émissions résultant de la fabrication des panneaux.
La fission nucléaire réalisée pour la production dénergie dégage beaucoup moins de GES que lutilisation des combustibles fossiles. En effet, les émissions initiales résultant de la construction des centrales sont rapidement contrebalancées, comme dans le cas des panneaux photovoltaïques. En supposant que lélectricité dorigine nucléaire remplace lélectricité dorigine fossile, on estime que le niveau actuel dutilisation de lénergie nucléaire réduit les émissions de carbone à léchelle planétaire dans une proportion pouvant atteindre 17 p. 100 dans le secteur de la production délectricité(23). Le passage à la production principalement nucléaire, entre la fin des années 1970 et le début des années 1990, a permis à la France de réduire ses émissions de CO2 de 80 p. 100 dans ce secteur(24).
Actuellement, plus de 400 centrales nucléaires sont en service dans le monde. La majorité de ces centrales ont été construites dans les années 1970 et 1980 et atteindront sous peu la fin de leur vie utile de 40 ans. On pourra vraisemblablement prolonger la période dexploitation de ces centrales de 10 ou 20 ans, mais on aura bientôt besoin dun bon nombre de nouveaux réacteurs, dont le prix unitaire moyen dépasse 2 milliards de dollars américains. Pour que le secteur de lénergie nucléaire puisse contribuer notablement à la réduction des émissions atmosphériques de CO2 au cours des prochaines années, il faudrait quil y ait environ dix fois plus de réacteurs quactuellement. En plus du coût, la construction dun tel nombre de centrales poserait dénormes problèmes logistiques.
Les réserves de combustibles nucléaires comme celles de combustibles fossiles ne sont pas inépuisables. Si lon se base sur le taux de consommation actuel, on peut affirmer quil existe une réserve duranium peu coûteux exploitable sur 25 à 30 ans, toute projection au-delà de cet horizon étant hasardeuse(25). Toutefois, les réacteurs surgénérateurs rapides, qui produisent plus de matière fissile quils nen consomment, offrent la possibilité de produire une énergie nucléaire essentiellement renouvelable. Cela pourrait contribuer à étendre les réserves mondiales de combustible nucléaire, mais nombreux sont ceux qui craignent que la production concomitante de plutonium utilisable à des fins militaires augmente le risque de prolifération des armes nucléaires. Le prélèvement duranium dans les mers, qui en renferment suffisamment pour satisfaire aux besoins dénergie pendant des milliers dannées, est une autre solution possible au problème dapprovisionnement en combustible nucléaire; toutefois, la technologie actuelle ne le permet pas. La fusion nucléaire, qui reproduit les réactions observées à lintérieur du Soleil, pourrait produire une réserve quasi illimitée dénergie propre, mais ce nest pas avant longtemps quon pourra exploiter la technologie permettant de faire de ce phénomène une source utile dénergie.
Les risques que présentent les technologies nucléaires sont sources dinquiétude pour beaucoup de gens. La sûreté des réacteurs et le stockage des déchets nucléaires présentent des difficultés quil importe de résoudre pour que ces technologies aient meilleure réputation.
Les ressources de la biomasse y compris les résidus agricoles et industriels, les déchets urbains solides et les cultures énergétiques peuvent servir de combustibles si on les brûle, seules ou avec du charbon, ou si on les gazéifie en vue de remplacer le gaz naturel. On peut également transformer les produits de la biomasse en combustibles liquides, comme du méthanol, de léthanol et de lhydrogène, pour remplacer les produits pétroliers dans les moteurs à combustion interne. Beaucoup de pays en développement dépendent fortement des sources de biocombustibles. En Asie et en Inde, ces derniers représentent respectivement le quart et la moitié de lénergie utilisée(26).
Le coût actuel de lénergie de la biomasse oscille entre 8 et 12 cents (en devises américaines) le kWh(27). Outre son coût, cette forme dénergie a linconvénient de ne permettre des réductions des émissions que si le CO2 libéré par la combustion est recyclé dans la production de nouveaux produits de la biomasse. Par ailleurs, le brûlage de la biomasse peut libérer des particules et donc réduire la qualité de lair, et la production de cultures spécialement pour lobtention de biocombustibles peut susciter une concurrence pour lutilisation de terres agricoles. Pour ces raisons, il faut user de prudence afin de veiller à ce que lexploitation de cette ressource soit efficace et respectueuse de lenvironnement.
Le magma chaud du noyau terrestre, qui rayonne constamment vers lextérieur, est parfois expulsé à lair libre sous forme de lave. Habituellement, toutefois, il reste enfermé sous la croûte terrestre, où il chauffe les roches et les nappes deau souterraine. Leau ou la vapeur provenant de ces gisements hydrothermaux peuvent servir à entraîner des turbines et donc à produire de lélectricité. La difficulté de prévoir le rendement et la durée de vie des gisements est un des obstacles empêchant la pleine exploitation des ressources géothermiques. Aux États-Unis, la majorité de ces ressources se trouvent en Alaska, à Hawaii et dans les États de lOuest; la Californie et le Nevada viennent en tête de liste des États américains producteurs délectricité dorigine hydrothermale(28). À lheure actuelle, sur lensemble du globe, les gisements hydrothermaux servent à produire environ 8 000 MW. On estime à plus de 400 gigawatts (GW) le potentiel de production dénergie géothermique du Canada(29). La technologie actuelle ne permet toutefois dexploiter de façon rentable quune fraction de limmense bassin de ressources géothermiques de la Terre(30).
Par ailleurs, on peut faire circuler de lair chaud et de leau chaude dans un circuit de tuyaux souterrains ou dans des bâtiments pour fournir de la chaleur. Ces circuits à « pompe thermique » peuvent aussi être utilisés pour le refroidissement pendant les saisons chaudes. Cette énergie provenant du sol pourrait remplacer les appareils de chauffage classiques(31), ce qui serait particulièrement utile au Canada, où le quart de lénergie utilisée sert à chauffer et à refroidir leau et les bâtiments.
On ne saurait parler de lavenir de lapprovisionnement énergétique mondial en faisant abstraction de lhydrogène, qui présente une grande teneur en énergie. La combustion de lhydrogène pur ne produit pratiquement aucune pollution. Toutefois, comme il nexiste pas dhydrogène dans cet état sous une forme utilisable, il faut en produire à partir dhydrocarbures ou par lélectrolyse de leau. Par conséquent, le degré de « propreté » de lhydrogène obtenu est déterminé par celui de lénergie utilisée pour le produire : la production dénergie de lhydrogène ne peut aider à réduire les émissions de CO2, à moins quelle ne résulte de lutilisation dénergies renouvelables.
À lheure actuelle, lénergie de lhydrogène ne trouve quun nombre limité dapplications, notamment pour la propulsion dengins spatiaux. Les piles à combustible(32) permettent dextraire de lhydrogène une certaine quantité dénergie utile qui peut être adaptée pour servir dans des véhicules de transport ou des habitations ou à des fins industrielles. Malgré les difficultés liées aux technologies, à la sécurité et aux coûts qui font obstacle au développement de cette filière énergétique, de nombreux spécialistes entrevoient lépoque où lhydrogène occupera une position dominante à léchelle mondiale en raison de sa capacité de transporter lénergie, ce qui permettra de stocker de lénergie et de lutiliser ensuite là où on en aura besoin. Devant lirrégularité de nombreuses sources dénergie renouvelable, lhydrogène pourrait être le chaînon manquant qui permettrait de réaliser le plein potentiel de ces technologies. Toutefois, pour atteindre ce but, les scientifiques devront surmonter maints obstacles techniques relatifs à lhydrogène, notamment lobligation dutiliser des unités de stockage portables de grande capacité et labsence dinfrastructure de transport.
Pour stabiliser les concentrations de GES à un niveau sécuritaire, il faudra de toute évidence dissocier lutilisation de lénergie et les émissions de carbone. Il ne sera pas nécessaire pour cela de renoncer à toutes les sources dénergie basée sur le carbone, mais il faudra néanmoins disposer de diverses sources dénergie qui ne dégagent pas de GES. Il ne faut cependant pas sattendre à trouver une panacée qui permettra de répondre à la fois à la hausse des besoins en énergie et à la nécessité de réduire les émissions de GES. Il nexiste pas de solution unique permettant de satisfaire aux besoins futurs en énergie, et bon nombre de celles dont il a été question ici sont encore au stade embryonnaire de leur développement technologique. Pour atteindre lobjectif de stabilisation des concentrations atmosphériques de CO2, il faudra donc mener des travaux de recherche et développement dans tous les secteurs.
ADRESSES INTERNET INTÉRESSANTES
Pour plus de renseignements :
sur le Protocole de Kyoto et la réaction du Canada au réchauffement de la planète, voir : Le réchauffement de la planète, les gaz à effet de serre et le Protocole de Kyoto
de Ressources naturelles Canada sur les énergies renouvelables, voir : Site du Réseau canadien des énergies renouvelables
sur divers types dénergie renouvelable, voir :
sur divers organismes, voir :
- Pembina Institute for Appropriate Development (en anglais seulement)
- Association canadienne de lhydroélectricité
- Association canadienne dénergie éolienne
- Société dénergie solaire du Canada (en anglais seulement)
- Société nucléaire canadienne
- Association canadienne du gaz (en anglais seulement)
- Energy Efficiency and Renewable Energy Network (ministère de lÉnergie des États-Unis) (en anglais seulement)
(1) Article 2 (« Objectif ») de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiquesé
(2) http://www.unfccc.de/resource/convkp.html.
(3) Martin I. Hoffert et al., « Energy implications of future stabilization of atmospheric CO2 content », Nature, 395, 28 octobre 1998, p. 881-884.
(4) http://www.pembina.org/pubs/pdf/cre.pdf (en anglais seulement).
(5) http://www.gastechnology.org/pub/oldcontent/pubs3/e+s/f96e-s-featr.html (en anglais seulement).
(6) Presidents Committee of Advisors on Science and Technology, Panel on International Cooperation in Energy Research, Development, and Deployment, Powerful Partnerships: The Federal Role in International Cooperation on Energy Innovation, juin 1999, p. 1-7, 5-2.
(7) Mark Z. Jacobson et Gilbert M. Masters, « Exploiting Wind Versus Coal », Science, vol. 293, 24 août 2001, p. 1438.
(8) National Laboratories Directors for the U.S. Department of Energy, Technology Opportunities to Reduce U.S. Greenhouse Gas Emissions, octobre 1997, (en anglais seulement).
(9) http://www.nrcan.gc.ca/es/oerd/publications/publications/CO2p. 10020Capturep. 10020&p. 10020Storage_f.pdf
(10) James F. Kasting, « The Carbon Cycle, Climate, and the Long-Term Effects of Fossil Fuel Burning », Consequences: The Nature and Implications of Environmental Change, vol. 4, no 1, 1998,
www.gcrio.org/CONSEQUENCES/vol4no1/carbcycle.html.
(11) Association canadienne de lhydroélectricité, « Info éclair ».
(12) International Hydropower Association, Agence internationale de lénergie et Association canadienne de lhydroélectricité, Hydropower and the Worlds Energy Future: The role of hydropower in bringing clean, renewable, energy to the world, novembre 2000, p. 1.
(13) http://www.nspower.ca/AboutUs/OurBusiness/PowerProduction/HowWeGeneratePower/TidalPower.html (en anglais seulement).
(14) Association canadienne de lénergie éolienne, Quick Facts, 2001, (en anglais seulement).
(15) Jacobson et Masters (2001).
(16) « Wind Power Projects Covering More Landscape », Energy Analects, vol. 30, no 18, 4 septembre 2001, p. 1-3.
(17) National Laboratories Directors for the U.S. Department of Energy (1997).
(18) Réseau canadien des énergies renouvelables, Énergie éolienne : évaluation des ressources, 13 avril 2000.
(19) Energy Efficiency and Renewable Energy Network, Concentrating Solar Power: Energy from Mirrors. Renseignements sur lénergie destinés aux consommateurs dans la série de bulletins dinformation (« Fact Sheets ») de lEREC (Energy Efficiency and Renewable Energy Clearinghouse), mars 2001.
(20) J.A Turner, « A Realizable Renewable Energy Future », Science, vol. 285, 1999, p. 687.
(21) http://cedrl.mets.nrcan.gc.ca/pubs/cedrl_2001_45_tr_411_pvpstr_2000_report_f.pdf.
(22) Lisa Dignard-Bailey, État et perspectives de la technologie photovoltaïque Rapport annuel du Canada 2000, Laboratoire de recherche en diversification énergétique de CANMET, Ressources naturelles Canada, 2000,
http://cedrl.mets.nrcan.gc.ca/pubs/cedrl_2001_45_tr_411_pvpstr_2000_report_f.pdf.
(23) Agence pour lénergie nucléaire de lOCDE, Lénergie nucléaire et le changement climatique, 1998.
(24) National Laboratories Directors for the U.S. Department of Energy (1997).
(25) Agence internationale de lénergie, Organisation de coopération et de développement économiques, Perspectives énergétiques mondiales 2000, 2000, p. 289.
(26) J. Lelieveld et al., « The India Ocean Experiment: Widespread Air Pollution from South and Southeast Asia », Science, vol. 291, no 5506, 9 février 2001, p. 1031-1036.
(27) Electric Power Research Institute, cité par John A. Turner, « Biomass in the Energy Picture », Science, vol. 285, no 5431, 20 août 1999, p. 1209.
(28) Energy Efficiency and Renewable Energy Network, rubrique « Frequently Asked Questions », What is Geothermal Energy?, U.S. Department of Energys Geothermal Energy Program, 2001, (en anglais seulement).
(29) D.K. Blamire, Utility Perspective on Technology related to Greenhouse Gas Abatement, Nova Scotia Power Inc., mars 1999.
(30) National Laboratories Directors for the U.S. Department of Energy (1997).
(31) Energy Efficiency and Renewable Energy Network (2001).
(32) http://www.nrcan.gc.ca/es/etb/cetc/cetc01/htmldocs/factsheet_fuel_cells_f.html.